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Le « juju » est un talisman (« magic », « voodoo », fétiche, amulette) qui protège du « maléfique ». C’est un « charme » superstitieux qui dit-on possède des pouvoirs surnaturels. On le trouve en Afrique de l’Ouest; particulièrement au Nigeria, Ghana, Liberia, Sierra Leone, Bénin…

Là-bas, les gens croient que celui qui a le « juju » est « blindé ». Personne ne peut le maudire ou l’attaquer ni lui faire du mal. Le possesseur du « juju » a donc la « foi » pour être hors d’atteinte de n’importe quelles nuisances.

Un jour d’avril 2002, en sortant de l’enceinte gigantesque de « Elmina Castel », fort esclavagiste » en bord de l’océan Atlantique, à Cape Coast au Ghana, j’ai commencé à penser au concept spirituel africain du « juju », en m’interrogeant sur la part des Africains qui participèrent à ce commerce criminel.

Alors, pour faire simple, j’ai rêvé d’un combat imaginaire des esprits, entre le « maléfique » et le « juju ». Et je l’ai transposé à Bruxelles. Dans ce conflit d’intérêts ou de raison (« vérités de la raison, vérités de la foi »), j’ai mis face à face un écrivain et un éditeur. Tous deux Africains. S’agit plus de l’esclavage. Ici, la question conflictuelle se noue autour de la divergence de vision d’un même monde, entre la passion créatrice et la réalité quotidienne.


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Balufu Bakupa
Chaque famille a son enfant terrible. Balufa Bakupa-Kanyindé est le mouton noir de la famille du cinéma africain. Sociologue, historien et philosophe, ce cinéaste est un intellectuel engagé qui a préféré les chemins de traverses aux raccourcis menant à la gloriole et aux salons feutrés tant convoités par l’élite du Continent.

Balufu Bakupa-Kanyindé fait partie de cette escouade d’intellectuels panafricanistes qui pensent le cinéma comme un divertissement et surtout comme un art subversif. Sa filmographie accouchée aux forceps, sans subvention, car traitant d’une thématique « coup de coup » qui dérange est un chapelet de bijoux artistiques malgré leurs sujets éminemment politiques.
Ce sont des courts-métrages comme « Thomas Sankara (1991), « Le damier-Papa national oyé ! (1996) », « Article 15 bis(1999) ». Ces petits joyaux sont comme des galets blancs du petit Poucet semés sur le chemin, qui mènent au Grand Œuvre. Juju Factory, dernière réalisation et premier long-métrage de Balufu Bakupa-Kanyindé est une étape majeure dans le parcours du réalisateur.
Dans ce long-métrage porté à bout de bras par une équipe d’une vingtaine d’individus dont une grande partie de novices faisant leur premier pas au cinéma, Balufu Bakupa-Kanyindé poursuit son travail de reconstitution de la mémoire africaine. A ce travail de reformulation de l’Histoire, il adjoint tous les questionnements dont l’intellectuel africain peut être le foyer.
Avec "Thomas Sankara" le réalisateur congolais de 50 ans rageait de ne recevoir que des fleurs, aucune critique désobligeante. Avec« JUJU FACTORY » Balufu Bakupa-Kanyindé continuera à porter sa croix, car nul reproche ne peut lui être formulé. C’est le prix que doivent payer les génies ! En effet, avec "Juju Factory" Balufu Bakupa-Kanyindé offre un diamant du Congo aux cinéphiles du Continent.
Comment rendre avec des mots "les minutes supérieures" évoquées par Maeterlinck, ces instants d’intenses bonheurs que vous font vivre certaines œuvres ? Les mots pouvant difficilement traduire le saisissement, l’émerveillement, ces moments extatiques qu’offre "Juju factory".
Ce premier long-métrage de Bakupa-Kanyindé est une pure merveille, un diamant tombé d’un écrin Luba dont les multiples facettes brillent d’un égal éclat.
Le générique est un morceau d’anthologie à montrer dans les écoles de cinéma : les noms s’impriment sur des tissus traditionnels aux motifs et aux coloris multiples ainsi que sur des bijoux de l’artisanat d’Afrique. Irréprochable aussi sur le plan technique, ce film.
Caméra jubilatoire, plongeante, mouvements panoramiques à la Orson Welles de "Cityzen Kane", plans osés, montage elliptique, surimpression, collages de t"i, après avoir patiemment fait ses gammes avec le court-métrage, déroule ici tout son talent de cinéaste. Et le jeu des acteurs, précis, intimiste parfois, sans ostentation, donne force à la fiction du Congolais. Le casting réunit une brochette de comédiens talentueux : Dieudonné Kabongo Bashila, Carole Kemara, Dontien Ki Bakomba...
L’histoire ? Un écrivain émigré, qui vivote à Matongé, quartier noir de Bruxelle, se voit proposé par un éditeur délégué un contrat. Il doit écrire des chroniques sur son quartier, en montrer l’exotisme de sorte à faire la concurrence à tous les guides du routard. Vendre une image d’Epinal politiquement correcte, en somme.


Filmographie
1991 : Dix mille ans de cinéma (doc)
1991 : Thomas Sankara (doc)
1996 : Le Damier – papa national oyé ! (CM)
1999 : Bongo libre... (doc)
1999 : Article 15bis (CM)
1999 : Watt (CM)
1999 : Balangwa Nzembo (doc)
2002 : Afro@digital (doc)
Fiche technique
_______________________
Scénario et réalisation : Balufu Bakupa-Kanyinda
Avec : Dieudonné Kabongo, Katik Bakomba , Carole Karemera, Sohder Leta Manesa, Aline Bosuma, Pascale Kinanga, Emile Abossolo Mbo, Stéphane Bissot, Imhotep Tshilombo, Maxime Thierry , Nolda Massamba, Ken Ndiaye, Magali Sylvestre, José Luis Cortez, Mirko Popovicth, Fabrice Masuka, Thierry Wenes, Bach-Lan Le Ba Thi, Anne-Sophie Leurquin, Laurent Ancion
Image : Olivier Pulinckx
Son : Balufu Bakupa-Kanyinda
Montage : Sébastien Touta
Décors : Stéphanie Péty de Thozée, Doudou Bakomba
Maquillage :Jovita Lukau
Production : Akangbe Productions (France), BlackStarLine, (Belgique), Dipanda Yo ! (RD Congo), et la participation de Artspheres (asbl, Belgique)
Contact : Akangbe Productions (France) 33 1 48 06 57 74
Durée : 100 mn

Résidence à 75011 Paris, France.
Phone : +33 6 77 28 69 80
balufu@libertysurf.fr
bakupakanyinda@hotmail.com
www.google.com/balufu bakupa kanyinda


 


 
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